Où placer ses panneaux : quelques pistes
Outre des considérations d’orientation et d’inclinaison « idéales », il faut prendre en compte des paramètres tels que l’orientation du bâtiment, l’inclinaison du toit, les ombres portées, l’accessibilité pour la maintenance de l’installation, la réglementation esthétique, etc.
Par ailleurs, la pose de capteurs solaires doit être vue comme une opportunité d'apporter une plus value architecturale au bâtiment et la tendance actuelle est de les intégrer au bâtiment. Intégrer ne veut pas dire cacher les panneaux mais au contraire les mettre en valeur grâce à une place harmonieuse dans le bâtiment.
Les principaux emplacements pouvant être envisagés
Si le toit est plat on peut envisager de placer les capteurs sur la « toiture-terrasse ». La difficulté est alors de bien fixer les panneaux -qui peuvent avoir une prise au vent importante- sans nuire à l’étanchéité de la structure (utilisation de plots, de ballaste). Il faut également veiller à ce que les rangées de panneaux ne se fassent pas d’ombre entre elles.

(Source : Tecsol)
La pose par-dessus la toiture est le mode le plus courant et le plus simple. Cela engendre une surépaisseur sur la toiture (10 à 15 cm). Les panneaux peuvent être difficiles d’accès si une intervention est un jour nécessaire. De plus, il faut assurer une bonne fixation sans porter atteinte à l’étanchéité de la toiture (des palles inox se glissent sous les tuiles pour venir se fixer sur les chevrons).

(source Amisolaire)
L’intégration des panneaux dans la toiture est possible dans le cas d’une construction neuve ou d’une rénovation lourde. L’accès aux panneaux est alors possible par en dessous ce qui facilite l’entretien. C’est une solution esthétiquement avantageuse et en général intéressante en terme de performance technique. C’est sans doute un compromis très intéressant.
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(source Lucciol) |
(source : Amisolaire) |
(Source : trybasolar.fr) |
Que les capteurs soient intégrés ou non, lorsqu'ils se trouvent en toiture, il est utile d'avoir à l'esprit quelques règles d'esthétisme simple :
- il est recommandé de respecter une certaine cohérence avec le plan de toiture et les ouvertures du bâtiment. Ainsi, il est recommandé de centrer les panneaux ou de les placer dans le même axe que les ouvertures. Ainsi des panneaux rectangulaires s'adaptent souvent mal à un plan de toiture triangulaire, etc.
- il faut tâcher de respecter des proportions satisfaisantes pour que les capteurs ne soient pas trop imposants. Par contre, un pan de toiture entièrement recouvert peut être un choix judicieux. Les capteurs peuvent en effet être placés sur des dépendances et non obligatoirement sur le bâtiment principal.
La pose en façade intégrée est une autre solution envisageable. Le principal inconvénient est la perte de rendement de l’installation (environ 30%) mais le gain esthétique peut être considérable et la pose n’occasionne pas de difficultés particulières. Par compte, le coût est souvent un peu plus élevé.

(source : BP solar) (source : ecolopop)
Les panneaux peuvent également constituer des éléments de façade (pare-soleil, verrières, garde-corps etc.). Ce sont sans doute les meilleurs exemples d'intégration au bâtiment.

(source : guide CPA)
Les panneaux peuvent être posés sur une structure indépendante. Ils sont alors faciles d’accès. Il peut cependant être difficile de trouver un terrain plat et d'éventuels travaux de terrassement entraînent un surcoût. Dans ce cas, il est préférables d'adosser les capteurs à une haie ou à un mur par souci d'esthétisme.

(source : Amisolaire)
Il n'existe cependant pas de règles absolues et chaque projet doit être étudié au cas par cas. Votre architecte ou les architectes conseil du CAUE pourront vous aider à trouver une solution adaptée à votre bâtiment.