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Le site sur les énergies renouvelables : geothermie et aérothermie


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Les techniques les plus classiques

La géothermie et l' aérothermie sont des techniques particulièrement adaptées au chauffage de logements collectifs ou de locaux administratifs. Le principe reste le même que pour un logement individuel, seule la taille de l'installation change.

Une collectivité peut donc opter pour une pompe à chaleur sur sol, sur air ou sur nappe phréatique. Un aquifère superficiel, assez souvent présent dans notre proche sous-sol, est souvent la solution la mieux adaptée pour le chauffage de grands bâtiments.

 

Les autres possibilités

Le réseau de chaleur

Le chauffage d'un ensemble d'habitats collectifs groupés, s'effectue par l'intermédiaire de ce qu'on appelle "un réseau de chaleur", c'est-à-dire un réseau de canalisations, chargé de distribuer la chaleur dans des sous-stations au pied de chaque bâtiments ou de chaque groupe de bâtiments.

Dans le cas d'une opération de géothermie, le réseau de chaleur comprend :

-un circuit primaire qui est celui de la production de l'énergie à distribuer et

-un circuit secondaire qui permet la distribution de l'énergie.


Dans un schéma conventionnel, ce circuit est alimenté par une chaufferie centralisée utilisant des combustibles fossiles. Ici, ce circuit est celui constitué par la chaudière géothermique , c'est-à-dire: deux capteurs verticaux, des échangeurs de chaleur qui permettent le transfert de la chaleur produite au circuit secondaire, des canalisations contenant le fluide géothermal en provenance du sous-sol et l'ensemble des systèmes d'exploitation et de régulation.

 

Selon les conditions présentes dans le sous-sol, il est possible d' utiliser directement la chaleur de l'eau chaude contenue dans les aquifères profonds. Si ce dernier est suffisamment profond pour que la température de l'eau géothermale soit supérieure à 60°C , il est alors possible d'alimenter un réseau de chaleur par simple échange. C'est le cas dans de nombreuses régions françaises situées au-dessus de grands bassins sédimentaires profonds: essentiellement en Ile-de-France et Aquitaine, en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon...

À ces profondeurs, l'eau étant fréquemment salée et/ou chargée en sulfures, donc corrosive , il est interdit de la rejeter en surface. Il est nécessaire de forer un second puit pour réinjecter l'eau dans l'aquifère originel: c'est le concept de doublet géothermique .

 

La conduite des installations peut être réalisée selon différentes façons :

  • la gestion directe ou régie dans laquelle, la collectivité publique cumule l'ensemble des responsabilités (achat d'énergie, maintenance, gestion, facturation…), en ne déléguant que la conduite et l'entretien à une société de chauffage avec laquelle elle établit un contrat d'exploitation;
  • l'affermage, où la collectivité qui a réalisé l'investissement initial, confie la responsabilité des installations à une entreprise fermière. Cette dernière assure la conduite de l'installation, maintient en état les équipements, assure les renouvellements. Le fermier émet et perçoit les redevances de chauffage auprès des abonnés; il reverse une surtaxe à la collectivité pour le financement et l'amortissement des installations;
  • La concession où l'exploitant assure, outre la gestion du service, le financement et la construction des installations. Encouragée par les pouvoirs publics depuis le début des années 2000, la version la plus aboutie du dispositif de concession est la délégation de service public qui permet au maître d'ouvrage de déléguer à des opérateurs spécialisés l'ensemble des missions de service public.

Liens vers exemple d'un réseau de chaleur à La Courneuve (Ile de France).

Les pieux énergétiques ou fondations thermo-actives

Pour les constructions où des pieux de fondation sont nécessaires, il est possible d'équiper ces derniers d'échangeurs de chaleur. Les géostructures deviennent alors des géostructures énergétiques qui permettent de fournir chaleur en hiver et froid en été.

 

 

Champs de sondes géothermiques

Pour les bâtiments de grande taille, quelques sondes géothermiques, voire plusieurs dizaines peuvent être forées sur un même site pour fournir la chaleur et le froid du sous-sol – de manière très efficace – au système de chauffage et de climatisation. Cela constitue un champ de sondes.

Une série (4 à 80) de sondes géothermiques verticales de profondeurs variées (30 à 350 m) est disposée sous le bâtiment à chauffer ou immédiatement à côté. Les conduites de chaque sonde se rejoignent à un collecteur qui alimente une ou plusieurs pompes à chaleur.

Le fonctionnement de l'installation se déroule sur un cycle annuel, avec une extraction de la chaleur du terrain pendant la saison de chauffage (injection de froid) et une extraction de froid pendant la période de climatisation (réinjection de chaleur dans le terrain).

 

Principe d'une opération :

Le succès d'une opération repose sur :

-une bonne adéquation entre la ressource géothermale et les besoins thermiques

- sur le recours à des professionnels compétents dans les domaines thermiques et géologiques (forage, hydrogéologie…).

Le montage d'un tel projet nécessite en premier lieu:

- une phase d'étude de la nature, de la quantité et de la qualité de la ressource, des besoins thermiques, une analyse de l'adéquation besoins-ressources, une analyse économique, un montage administratif et financier…

- une phase de réalisation : installation en sous-sol, installation de surface, installation de chauffage, raccordement et maintenance…

Il ne faut pas oublier le cadre réglementaire dans le cas de réalisation de forages d'alimentation de PAC :

Les travaux de sous-sol sont encadrés par une législation dont le but principal est de contrôler l'ouvrage pour maîtriser l'utilisation du sous-sol, les prélèvements d'eau et les rejets pour la gestion et la protection des ressources en eau.

- Le Code minier impose une déclaration par le maître d'ouvrage ou l'entreprise de forage auprès de la Préfecture ou de la DRIRE dans le cas d'un forage dont la profondeur dépasse 10 m . Au-delà d'une profondeur de 100 m , il est soumis au régime de l ' autorisation .

- Le Code de l'environnement impose une demande d' autorisation en cas d'utilisation de l'eau et de rejet en surface ou dans un autre aquifère, d'une exploitation annuelle de plus de 1 000 m3 d'eau, ou encore d'un débit de prélèvement supérieur à 80 m 3 /h.

www.legifrance.gouv.fr

 

Voir le Code minier

 

 

Voir le Code de l'environnement

 

www.drire.gouv.fr

Voir les aides financiaires déstinées aux collectivités


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