Maîtrise de l'énergie et lutte contre le réchauffement climatique ...

Dans l'archipel de Tuvalu (Pacifique), le réchauffement climatique a déjà des conséquences puisque ces îles sont en passe d'être recouvertes par les eaux. L'île principale a fait constuire une digue qui l'enceint totalement pour résister à la montée des eaux... mais pour combien de temps? |
En un siècle, la température a augmenté de 1°C. Pas beaucoup me direz-vous? Non, mais seuls 5°C séparent le climat actuel d'une aire glacière et quelques degrés supplémentaires peuvent suffire à boulverser le cycle de l'eau et les courants marins.
Selon le rapport 2007 du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC), en 2100 la température moyenne du globe aura augmenté entre 1,5 et 5,8°C. De plus, il y a désormais consensus au sein de la commaunauté scientifique : le réchauffement climatique est au moins en partie d'origine anthropique, c'est-à-dire lié à l'activité humaine.
C'est donc notre mode de production et de consommation qui doit être repensé pour que la tendance actuelle commence à s'inverser. Il faut agir dès maintenant avant, tant que nous avons encore le temps de le faire.
A confort égal et sans retourner à l'âge de pierre, il est possible de dépenser beaucoup moins d'énergie ce qui fait du bien au climat mais aussi à notre porte monnaie ou encore à la stabilité politique du monde. C'est pourquoi, aujourd'hui des acteurs se mobilisent à tous les niveaux. |
...Tous mobilisés!
Au niveau mondial :
le protocole de Kyoto.
Réduire les émissions de CO2 grâce à des objectifs contraignants pour les pays développés.

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En 1992, dans le cadre de la Conférence de Rio, a été signée la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (UNFCCC en anglais), un accord international de portée générale. Le protocole de Kyoto permet la mise en place de mesures concrètes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (principalement le CO2 mais aussi le méthane, les gaz fluorés ou le protoxyde d'azote) responsables du réchauffement climatique.
Ainsi, pour la période 2008-2012, les pays qui ont ratifié l'accord se voient attribuer des objectifs chiffrés en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ces objectifs se basent sur l'année de référence 1990. Le protocole de Kyoto est un accord historique puisque les pays ont réussi à se mettre d'accord sur le calcul de leurs émissions et sur une répartition de leurs responsabilités. Il faut tout de même noter que différents pays, et notamment les Etats-Unis, n'ont pas ratifié cet accord et n'ont donc pas d'obligations... pour l'instant.
En effet, seuls les pays développés se voient pour l'instant fixer des objectifs contraignants : les pays en développement ne doivent pas être freinés dans leur croissance par des mesures qui visent à réparer des dommages causés par d'autres. Il n'est cependant pas exclu que des pays comme la Chine, l'Inde et le Brésil, en passe de devenir de gros producteurs de gaz à effet de serre se voient eux aussi attribuer des objectifs contraignant après 2012. Les négociations futures nous le diront...
Kyoto s'appuie essentiellement sur les mécanismes du marché puisque les quotas d'émissions pourront être rachetés par les moins bons élèves via une bourse du carbone. Les pays pourront également réaliser des projets de maîtrise de l'énergie ou énergies renouvelables dans d'autres pays (notamment les pays en développement) pour "gagner" des crédits carbone. L'efficacité du système dépendra donc en partie du "prix" du carbone : sera-t-il assez élevé pour inciter les pays à tenir leurs engagements?
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L'Union Européenne :
être exemplaire dans la lutte contre le changement climatique et la protection de l'environnement.

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C'est l'Union Européenne qui a négocié le protocole de Kyoto au nom de ses pays membres. Elle s'est vue attribuée globalement un objectif de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre de 8% par rapport à l'année de référence 1990.
Pour tenir ses objectifs, elle a déjà adopté plusieurs directives qui sont en quelque sorte des lois cadres fixant des grandes orientations. Les pays membres doivent ensuite les transposer dans leur droit national en choisissant quelles méthodes ils adopteront pour atteindre les objectifs fixés.
On peut citer les textes suivants:
- directive sur l'électricité d'origine renouvelable : 21% de l'électricité consommée en 2010 devra provenir d'une source d'énergie renouvelable (cela représentait 13% en 2002).
- la directive sur les biocarburants.
- une directive sur la chaleur d'origine renouvelable devrait bientôt être adoptée avec pour objectif le doublement de la chaleur d'origine renouvelable d'ici 2010.
Par ailleurs, une bourse du carbone a également été crée au niveau européen pour permettre l'échange de quotas d'émissions entre les différents pays, certains étant plus en avance que d'autre.
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La France :
des objectifs ambitieux.
Vers le Facteur 4?

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La France, dans le cadre du protocole de Kyoto, a pour objectif de stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre. En effet, la majorité de son électricité est produite par des centrales nucléaires qui n'émettent pas de gaz à effet de serre. La maîtrise de l'énergie n'en reste pas moins un enjeu car nos consommations augmentent régulièrement. Par ailleurs, le recours au nucléaire pose d'autres problèmes environnementaux tels que le traitement des déchets radioactifs.
D'autre part, en tant que pays membre de l'Union Européenne, la France doit de toute façon transposer les directives européennes et donc se donner les moyens d'atteindre les objectifs qu'elles fixent. Pour cela, elle a adopté diffrérentes mesures.
La Loi de Programmation fixant les orientations de la Politique Energétique (loi POPE) du 13 juillet 2005 prévoit notamment de réduite de 3% par an les émissions de gaz à effet de serre pour que ces émissions soient divisées par 4 en 2050. C'est ce qu'on appelle le facteur 4. Cet objectif est ambitieux mais il est nécessaire si nous souhaitons ne serait-ce que stabiliser l'évolution du climat. Cette loi reprend également les objectifs européens.
Dans le secteur du bâtiment, où les marges d'économies d'énergie sont importantes, la réglementation thermique fixe des standards de construction de plus en plus économes en énergie. Tous les 5 ans, ces standards sont améliorés. Cependant, les contrôles sont rares et cette réglementation pas toujours respectée.
Enfin, d'autres instruments tels que des aides financières, les taxes sur les activités polluantes, les certificats d'économie d'énergie, l'étiquetage des bâtiments et des véhicules à la vente, etc... sont autant de leviers pour diminuer les consommations énergétiques et donc les émissions de gaz à effet de serre.
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La Région PACA
lutter contre le changement climatique et limiter sa vulnérabilité énergétique

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La région PACA pourrait connaître dans les prochaines années des problèmes d'approvisionnement en énergie car elle connaît des pics de consommation en hiver (chauffage) mais aussi en été (climatisation). En 2005, seuls 10% de l'énergie consommée était produite dans la région et à peine la moitié de son électricité.
Celle-ci a donc lancé le plan "énergies 2010" lancé en 2005 avec comme objectif d'augmenter la part des énergies renouvelables dans le panier énergétique pour qu’elles représentent 15% de la consommation. Pour cela, elle mène des actions visant notamment à :
- diminuer la consommation d’énergie de 20%.
- développer la production d’électricité décentralisée.
Parmi les différents mécanismes mis en œuvre, le Plan Local Energie Environnement (PLEE).
C'est un contrat de 3 ans par lequel la Région s’engage :
- à soutenir les investissements de la collectivité territoriale en faveur des économies énergie et des énergies renouvelables.
- à participer au financement du chef de projet qui sera en charge du plan, en s’appuyant sur un comité de pilotage local.
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Votre Département
tirer avantage de ses nombreux atouts

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Le département des Alpes Maritimes doit faire face aux mêmes enjeux que la Région : forte consommation d'énergie et forte dépendance vis-à-vis d'une énergie provenant de loin. Sa volonté est donc de développer les énergies renouvelables comme le montrent notamment les aides attribuées aux installations utilisant les énergies renouvelables (50% du prix du matériel).
Le département entend plus particulièrement tirer partie de ses nombreuses ressources et notamment du soleil et de ses massifs forestiers. Ainsi, la filière bois-énergie est en cours de structuration : elle peut permettre de valoriser les forêts du département sans les appauvrir tout en garantissant le chauffage performant de nombreux foyers.
Le développement des énergies renouvelables répond à la volonté affichée de concilier préservation de l'environnement et développement économique. |
Le Pays des Paillons
Une démarche volontaire

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Il est important que les communes et groupements de communes s'engagent en faveur des énergies renouvelables et de la maîtrise de l'énergie car c'est un échelon partculièrement pertinent dans ces domaines. En effet, l'énergie sera de plus en plus gérée de façon décentralisée et chacun aura le choix de maîtriser sa consommation tant en quantité qu'en qualité. Cela est d'autant plus vrai que depuis le 1er juillet 2007, les particuliers, comme c'était déjà le cas pour les entreprises et les collectivité, peuvent choisir leur fournisseur d'énergie.
La communauté de communes doit donc favoriser les conditions de développement des énergies renouvelables, sensibiliser ses habitants à des comportements plus économes et elle-même être exemplaire dans ces domaines. Il existe désormais une série d'outils tels que les agendas 21, les Plan Local Energie Environnement, les Bilans Carbones, etc... pour encadrer l'action au niveau local.
Le Pays des Paillons a rédigé une Charte de Développement Durable (consultable sur le site du Pays des Paillons) ce qui le place désormais dans une telle démarche.
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ET VOUS ?
La plus grande part de l'énergie consommée se fait dans le secteur de l'habitat et des transports.
Vous êtes donc les premiers concernés.
La somme des initiatives individuelles n'est pas négligeable. De plus, vous êtes force de proposition auprès de vos élus. |